Dans le cadre de notre événement “Lëtz go equal in digital”, nous avons interviewé plusieurs femmes travaillant dans le numérique au Luxembourg. Aujourd’hui nous vous proposons de découvrir le portrait d’Ilham Esslimani.

Ilham, pourriez-vous nous parler de votre poste actuel au sein du CTIE (Centre des technologies de l’information de l’Etat) ?

J’ai rejoint le CTIE en janvier 2017 en tant que Chef de projet informatique. Dans le cadre de ma fonction et des missions qui incombent au CTIE, je suis en charge du pilotage et du suivi de la mise en œuvre des projets applicatifs IT auprès des administrations et des organismes publics luxembourgeois. Mon rôle consiste notamment à accompagner les clients du CTIE au niveau du cadrage, de l’analyse et de la définition des besoins fonctionnels et techniques liés aux applications IT. Ma mission est également d’assurer la coordination entre les différents acteurs lors de l’implémentation de solutions IT à l’Etat. 

Mon expérience au sein du CTIE est très riche tant sur le plan professionnel qu’humain. Les projets sont très stimulants au quotidien : on doit être à l’écoute, savoir cadrer et interpréter les besoins et proposer à nos clients des applications IT capables de couvrir leurs attentes dans le respect de notre stratégie de digitalisation et de nos standards.

Quelles études avez-vous suivi et quelles expériences professionnelles avez-vous eu avant de rejoindre le CTIE ?

Mon parcours est assez particulier dans la mesure où, après avoir eu mon diplôme de maîtrise au Maroc en 2001 et une 1ère expérience en tant que responsable de projet IT dans une administration étatique, j’avais décidé de partir en France afin de poursuivre mes études de 3 ème cycle à Lyon. Par la suite, au vu de ma motivation, j’avais opté pour la poursuite d’études doctorales. J’avais ainsi intégré le laboratoire LORIA-INRIA à Nancy entre 2006 et 2010 où j’étais chargée d’un projet en recherche et développement lié au domaine de l’intelligence artificielle. Par ailleurs, j’ai été amenée également à assurer en parallèle des enseignements en informatique au sein de l’université Nancy 2.

Cette expérience dans le domaine de la recherche et de l’enseignement était fort enrichissante, elle m’a permis de développer mes capacités d’analyse, d’encadrement et de partage de connaissances ainsi que mon esprit d’innovation.

Après avoir obtenu mon doctorat en informatique en 2010, j’ai intégré le Centre de recherche public Gabriel Lippmann au Luxembourg (cf. LIST). Durant presque 7 ans, j’ai été en charge de nombreux projets applicatifs en études et développement informatique.

A l’issu de ces diverses expériences professionnelles, je suis, aujourd’hui, épanouie, dynamique et motivée. J’arrive à appliquer et partager d’une manière ou d’une autre les connaissances et compétences acquises tout au long de mon parcours. L’apprentissage demeure néanmoins un exercice continu, on doit toujours rester en ligne avec les transformations digitales et adopter une démarche de veille pour être à la pointe des dernières avancées technologiques.

Pensez-vous que le domaine de l’IT est favorable aux femmes ? Y ont-elles leur place ?

Je pense que ma spécialisation dans le domaine de l’IT m’a ouvert de belles perspectives professionnelles. Cette spécialisation a forgé mon caractère et ma personnalité dans la mesure où elle m’a permis de développer mon sens de l’innovation, de prendre des initiatives et de m’affirmer dans un domaine en grande majorité masculin…

Les femmes doivent davantage s’impliquer dans le domaine de l’IT. Ce secteur représente le futur et les femmes doivent y jouer un rôle fondamental. Elles en ont pleinement les capacités. Le secteur de l’IT est porteur d’innovation et croît sans cesse. Les femmes doivent faire abstraction de tous les stéréotypes et se tourner davantage vers les compétences du numérique, ce sont les métiers de l’avenir.

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